Forum « Paris-Saclay, l’envers du décor » jeudi 1er juin à Bures sur Yvette

Les personnels des établissements, habitants, syndicalistes, associatifs, étudiants se mobilisent afin de partager leurs constats, leur vision d’un autre avenir possible et de tenter d’arrêter les dégâts. Ensemble, ils organisent un forum :

Jeudi 1er juin de 17h à 22h dans la Faculté des Sciences d’Orsay, à la maison des Paris-Sudiens (MAPS, bat 399), Bures-sur-Yvette

Programme :
Projection d’un film, buffet et débats avec notamment Françoise Verchère et Bruno Andreotti

Programme complet, contact et informations pratiques : http://psed.parla.fr

Objectifs et intentions du Forum :
Décrypter le projet de cluster Paris- Saclay et ses dégâts :

  • la destruction programmée d’un des derniers grands domaines agricoles proches de Paris,
  • l’incroyable gâchis institutionnel du projet d »université de rang mondial », pour lequel les personnels ont déjà consenti des efforts considérables,
  • l’entêtement des décideurs à poursuivre l’urbanisation du plateau de Saclay, engloutissant des milliards d’argent public dans un vaste Monopoly spéculatif.

Montrer qu’il est encore temps d’agir :

  • pour consulter réellement habitants et personnels sur leur avenir et celui de leurs enfants,
  • pour arrêter la gabegie et les nouvelles menaces que constituent les projets d’accueil de l’exposition universelle, d’un nouvel hôpital et d’un métro lourd au milieu des champs

Signé par le collectif composé de :
Association Bures-Orsay-Nature, AMAP des Jardins de Cérès, ATTAC Nord-Essonne, Buressois Unis et Solidaires, CGT Orsay et Union Départementale 91 CGT, COSTIF, Moulon2020, CAS Orsay, FSU Orsay, Palaiseau Terre Citoyenne, Gif Terre Citoyenne, NDDL-Plateau de Saclay, Terres Fertiles, Utopia.

Position de la CURIF

Fin 2008, treize universités françaises dites « de recherche intensive » se sont regroupées au sein d’une Coordination des universités de recherche intensive françaises (CURIF). L’initiative en revient à Jean-Charles Pomerol, de l’université Pierre-et-Marie-Curie. PARIS 11 est membre de la CURIF

Position de la CURIF : CHAMBAZ Jean  Date:  2 mai 2017

Objet : CR rencontre CURIF -Jean  Pisani    Ferry

« Cher Jean Pisani-Ferry,

Je vous écris au nom de la coordination des universités de recherche intensive françaises (CURIF) que je préside et qui regroupe les 15 grandes universités de recherche françaises pour solliciter une entrevue.
Nous ne nous sommes pas manifestés plus tôt car nous sommes en phase avec les grandes orientations dessinées par Emmanuel Macron pour la contribution des universités au redressement du pays tout comme avec ses réponses aux questions de la CPU dont nous sommes membres et solidaires.

Lire plus :

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Congrès d’orientation du SNESup 2017

Cette année le congrès d’orientation du SNESup aura lieu les 13, 14, 15 juin à Paris-I.
Ce congrès discutera de l’orientation du syndicat pour les deux prochaines années et élira la nouvelle commission administrative ainsi que la nouvelle direction nationale.
Pour cela, nous vous proposons une Assemblée Générale du SNESup:

  • Quand : le 23 mai à 12h
  • Où : au local de la FSU (bâtiment 308 av. jean Perrin, Orsay,  (en vert sur le plan),1er étage puis suivre le fléchage) ou dans la salle en face si nous sommes trop nombreux.

Les textes sur lesquels les adhérents votent pour le congrès sont  :

Pour voter pour le congrès, trois solutions :

  • Vote à l’urne par section : Chaque secrétaire de section vous enverra un mail pour vous informer du jour et des modalités de scrutin.
  • Vote par correspondance national  (au plus tard le 31 mai, le cachet de la poste faisant foi)
    1- mettez votre bulletin de vote (en pièce jointe) dans une enveloppe n°1 vierge cachetée ;
    2-Glissez l’ enveloppe n° 1 dans une enveloppe n° 2 cachetée, comportant : nom, prénom, section et signature du syndiqué ;
    3- Glissez l’enveloppe n°2 dans une enveloppe n°3 portant la mention « congrès d’orientation », expédiée, après affranchissement suffisant, au siège du syndicat
    SNESUP,
    78, rue du Faubourg Saint-Denis
    75010 Paris

Vote par correspondance au niveau local
1- mettez votre bulletin de vote (en pièce jointe) dans une enveloppe n°1 vierge cachetée ;
2-Glissez l’ enveloppe n° 1 dans une enveloppe n° 2 cachetée, comportant : nom, prénom, section et
signature du syndiqué ;
3- Voir avec le secrétaire de votre section comment il/elle récupère les enveloppes.

Vidéo : Etudiants : l’avenir a credit

L’université au bord de la saturation

Camille Stromboni, Le Monde, 11/05/2017
Le droit d’accès à l’enseignement supérieur pour tout bachelier va-t-il perdurer ? La question paraît encore théorique, mais elle ne manquera pas de se poser dans un avenir proche. Peut-être même dès la prochaine rentrée. Le tirage au sort à l’entrée de l’université, gravé dans le marbre d’une circulaire publiée le 27  avril, n’est en effet que le symptôme d’un système au bord de la saturation.
A l’entrée de certaines filières universitaires surbookées, on tire au sort pour départager les trop nombreux candidats, lorsque le nombre de places ne suffit pas à répondre à la demande. Des centaines de bacheliers qui ont pourtant placé une licence universitaire en premier vœu restent sur le carreau : 3 500 à la dernière rentrée ont plébiscité en vain un ticket d’entrée en sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), ou encore en psychologie et en sciences de l’éducation.
La filière sportive est la plus touchée, mais d’autres, déjà sous grande tension comme le droit, pourraient être concernées en  2017. Le phénomène ne peut que s’aggraver, avec l’arrivée des enfants du boom démographique des années 2000 aux portes de l’université. Le ministère de l’éducation nationale a promis que la prestigieuse médecine, toujours scrutée de près, ne poserait pas de problème, d’après les premiers chiffres issus de la plate-forme d’Admission postbac sur laquelle les lycéens et les étudiants en réorientation formulent leurs vœux. A voir. Si cela ne concerne qu’un nombre très faible de bacheliers, par rapport aux 800 000 jeunes orientés chaque année dans l’enseignement supérieur, l’université est la seule filière de l’enseignement supérieur public où la sélection à l’entrée est interdite. Une mission d’ouverture qui s’effrite : les licences ont mis en place, les unes après les autres, des capacités d’accueil limitées afin de pouvoir fermer leurs portes quand la jauge est pleine. En master aussi, depuis la réforme votée en décembre  2016, les universités peuvent fixer des capacités d’accueil au-delà desquelles elles refusent les candidats, cette fois-ci avec de véritables critères de sélection et non par tirage au sort.
Ce processus de l’aléa ne devrait plus durer longtemps en premier cycle : Emmanuel Macron a promis d’abolir cette loterie au profit de la mise en place de prérequis à l’entrée des formations, assimilables à des critères de sélection. En sciences, il pourrait s’agir ainsi  » d’acquis minimaux en mathématiques, en sciences physiques ou en sciences de la vie et de la Terre « ,envisageait le candidat d’En marche ! dans son programme. Si l’idée paraît logique – elle est plébiscitée par les présidents d’université, d’autant plus au regard des importants taux d’échec en première année –, quid des jeunes qui seront jugés inaptes ? L’alternative avancée par M. Macron paraît pour le moins légère : des  » cours d’été  » permettraient aux recalés de combler leurs lacunes…
Le nouveau président de la République risque surtout d’être bien vite rattrapé par l’urgence de la situation. Le hashtag des dernières rentrées #MonAmphiVaCraquer sur Twitter, où chacun partageait ses photos d’amphithéâtres bondés, en est l’une des illustrations.
 » Le compte n’y est pas  »
Cela fait déjà trois ans que 30 000  à 40 000 étudiants supplémentaires rejoignent les bancs universitaires chaque année. La rentrée 2017 doit encore battre des records puisque déjà 40 000 candidats de plus ont émis des vœux sur la plate-forme Admission postbac. Et d’après les projections à l’horizon 2025, ce sont 350 000 étudiants de plus au total auxquels il faut s’attendre, d’après le dynamisme démographique, les taux de poursuite d’études et les tendances d’orientation observées jusqu’ici. Avec des pics prévus… en  2017 et 2018. L’université, qui accueille déjà la majorité de cet afflux, n’a pourtant pas vu ses moyens bouger depuis le début du quinquennat Hollande – hormis une progression en toute fin de mandat, en  2017. Car, outre le nombre d’étudiants en croissance, ce sont les charges des établissements qui augmentent chaque année, principalement en raison de l’évolution de leurs masses salariales.
Pour les représentants de la communauté universitaire, la  » Priorité jeunesse  » résonne crûment :  » le compte n’y est pas « , dénonçaient dans une motion étudiants, enseignants et présidents d’université. Ce ne sont pas non plus les 5 000 postes  » créés  » dans l’enseignement supérieur – parmi les 60 000 emplois promis par François Hollande à l’éducation nationale – qui ont permis de tenir le choc. En vérité, ces créations correspondent à des dotations en masse salariale qui ont servi aux universités à ne pas finir dans le rouge.
Au moins une dizaine d’entre elles se retrouvent, chaque année, en déficit, depuis leur passage à l’autonomie sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. En résulte un enchaînement de plans d’économies drastiques et de coupes à tous les niveaux, dans les budgets des formations et en supprimant des emplois lorsqu’ils deviennent vacants. Cette année, les plans des universités de Toulouse-III, Limoges ou encore Grenoble, Dijon et Orléans n’ont pas manqué de provoquer d’importantes tensions dans les établissements.
S’il est toujours possible de trouver des marges, de gagner en efficacité, de mutualiser…, les universités semblent être arrivées au bout de la logique. Difficile d’éluder encore la question de l’investissement de l’Etat. La communauté universitaire évalue les besoins à 1 milliard d’euros de plus par an. M.  Macron n’a promis qu’une  » sanctuarisation  des moyens « , qui correspond, le monde univer-sitaire le sait après le quinquennat Hollande, à une stagnation des budgets quand les charges continuent à augmenter.

Si j’étais ministre de l’ESR : candidature spontanée

Monsieur le président de la République française, camarade, cher Manu,
Tu permets que je t’appelle camarade et que je te tutoie ? Aucune familiarité, c’est juste une tradition chez les gens de gauche, comme le « cher ami » et le voussoiement chez les gens de droite.
Alors Manu, je voulais d’abord te féliciter pour ton élection. En plus comme j’ai été obligé de voter pour toi au second tour, c’est un peu ma victoire à moi aussi. J’ai été soulagé que tu gagnes camarade. Soulagé, mais pas réjoui. Je peux te le dire maintenant, il est pas fantastique ton programme. Sur l’enseignement supérieur et la recherche, une partie de ton « deuxième chantier », c’est même un cauchemar. Toi qui veux réformer la France et la moderniser, ils t’ont refourgué une réforme d’occasion qui a déjà servi à 3 ou 4 présidents et une dizaine de ministres. Ils ont passé un coup de polish sur la carrosserie, mais le moteur est mort. Je ne te donne pas 6 mois avant qu’elle rende l’âme.
C’est un peu de ta faute aussi. À force de qualifier de « conseillers » des septuagénaires et des nonagénaires désoeuvrés qui étaient déjà responsables de l’Éducation avant ta naissance, ça devait arriver qu’ils ressortent leurs vieux albums photos des tiroirs.

Extrait : Le Sup en maintenance le blog de Yann Bisiou

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Révélations MacronLeaks

Pour celles et ceux qui auraient raté cela, le Groupe J.-P. Vernant a travaillé sur les MacronLeaks pour s’intéresser au groupe qui bosse sur le programme pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche. Les mails qu’ils ont déterré de cette masse de documents sont édifiants pour savoir à quelle sauce nous allons être mangés dans les cinq ans à venir.
Je vous invite à jeter un coup d’œil à la série de tweets par ici :

« Tout ça pour ça ? »

Selon le président du regroupement, Gilles Bloch, les écoles d’ingénieurs, notamment CentraleSupélec, ont fait part de leurs réserves et de leurs craintes de perdre leur identité et leur personnalité juridique ; HEC, de par son statut si particulier, ne souhaite pas non plus aller plus loin, quand l’ENS se verrait difficilement avancer comme la seule école aux côtés du mastodonte universitaire Paris-Sud. « Face au risque d’enlisement, ce texte ouvre la voie de la transformation, soutient Gilles Bloch. Les écoles n’y sont pas prêtes, sans proposition alternative. Mais la porte reste évidemment ouverte. »

« Tout ça pour ça ? »
Pourtant, les premières réactions dans la communauté universitaire sont loin d’afficher cet optimisme. « Tout ça pour ça ?, lâche Yves Lévi, professeur élu au conseil d’administration de l’université Paris-Saclay. Les personnels se sont engagés, ont adhéré, ont monté des diplômes ensemble. On nous vend depuis des années une ambition grandiose et on en arrive à ce résultat… C’est désastreux. » « Il n’y a plus d’argent dans les laboratoires, plus de postes, s’énerve l’universitaire. L’urgence est d’améliorer les conditions de travail et d’études pour fournir le meilleur enseignement supérieur et la meilleure recherche. Les questions d’ego des uns et des autres, ce n’est pas notre problème ! D’autant plus au moment où l’économie va mal et le chômage des jeunes est si haut. »

Pour le sénateur socialiste Michel Berson, qui suit le dossier depuis de nombreuses années, « c’est un immense gâchis. Cinq milliards d’euros pour en arriver là, alors qu’on a tout pour réussir avec les meilleurs établissements français, c’est affligeant ». Le rapport de la Cour des comptes, rendu public en février, évaluait à 5,3 milliards d’euros l’engagement financier de l’Etat sur le plateau de Saclay, dont 700 millions sur le volet scientifique – le reste se répartissant entre l’immobilier, l’aménagement du plateau et les transports en commun. « Mais nous sommes à une semaine du second tour de l’élection présidentielle, souligne l’élu, par ailleurs soutien d’Emmanuel Macron. Il s’agit d’une solution d’attente, d’un habillage de l’échec pour finir le mandat. Ce sera au nouveau gouvernement de reprendre la copie de A à Z. Il faudra une grande ambition portée au niveau du premier ministre, car sinon, on vient d’en faire la démonstration, c’est impossible d’avancer. »

Lire plus :

Paris-Saclay : l’université Paris-Sud décide de faire cavalier seul

Paris-Saclay : cibles ratées ! (28 avril 2017 blog de Pierre Dubois)