Compte-rendu de la réunion du 23 janvier

1/ Université Paris Saclay : rappel très bref de la situation, discussion sur la présence d’Evry dans le projet, absence de démocratie, projet de manifestation intersyndicale au CA de la FCS (Fondation de Coopération Scientifique) du 27/02

2/ Austérité dans les Universités et à Paris-Sud :
voir le texte Austérité_Facs_V
Dans les discussions : A Paris-Sud, on cherche 2,4 millions et la piste de long terme c’est de réduire les horaires de formation. Les nouvelles structures et leur complexité (FCS…) coûtent de l’argent, les fusions d’universités ne permettent pas nécessairement de faire des économies (cf Université de Lorraine)

3/ Projet de loi pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche :
– Gouvernance : modification des règles électorales au CA, fusion des CS et CEVU en Conseil Académique
– Regroupement d’universités : « communauté d’universités »
– Formations : pluridisciplinarité, lien avec les CPGE (prépas), dossier de la formation des enseignants et ESPE (Écoles Supérieures du Professorat et de l’Education, cf http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5713)
– Suppression AERES
– Passage au numérique
A noter : absence de concret pour la résorption de la précarité, pas de remise en cause du CIR (Crédit Impot Recherche), de l’ANR
Plus de détails dans les documents suivants :
– rapport Le Déaut : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5895
– présentation du projet de la ministre dans Le Monde : http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2013/01/14/genevieve-fioraso-veut-remodeler-l-offre-universitaire_1816537_1473692.html
– projet de loi : http://www.letudiant.fr/static/uploads/mediatheque/EDU_EDU/0/0/63900-projet-de-loi-version-du-15-01-original.pdf
– résumé dans educpros : http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/le-projet-de-loi-sur-l-enseignement-superieur-et-la-recherche-en-bref.html

CR conseil de faculté des sciences du 19 juin 2012

Nouvelle constitution des départements et autres changements de tète

Physique : A Abergel , K Bocchialini, J Leygnier, F. Glotin, (P Hello, B Deloche)
Math : P Gerard, P Pansu, J Duval
Chimie : P Berthet, I Lampre, G Disneau , P. Roger
Sciences de la Terre : C. Marlin, J Barbarand, C Colin
Info : C Paulin, F Yvon A Denise, V Benzaken
Bio : P Capy, H Daniel, M Desmadril, F Confalonieri

VP CA JJ Girerd, VP Cevu C Voisin VP Finance S Edouard Vp CS E Augé, VP organis. , politique numérique inform L Nadec

CGI ?: Louis Gallois

Conseiller général Direction Général Recherche Innovation Roger Genet?

Conseiller E&R Élysée : JY Merindol

Délégation Gif CNRS : Véronique Debisschop

Abrogation de la circulaire Guéant le 31 mai (une bonne nouvelle), il va y avoir une réunion d’info sur les procédures d’accueil des scientifiques étrangers (les DU ont du être informés)

Le 14 juin a eu lieu le forum d’apprentissage aux Ulis réunissant 200 étudiants à la recherche de stage et 17 entreprises. De nombreux contacts ont été pris. En 2011, 24% des étudiants avaient signé un contrat après cette prise de contact. Ce forum sera élargi en 2013 à d’autre CFA que CFA union

Saclay, 2eme réunion du groupe de la faculté « structuration et gouvernance ». En résumé, un souhait que les départements soient disciplinaires, les schools doivent être du L au D, la formation doit être adossée à la recherche, ne pas se focaliser sur l’interdisciplinarité au détriment de la disciplinarité. Les départements doivent jouer un rôle de lien entre recherche et formation, être le lieu de définition des profils de postes, des plate-formes expérimentales, des choix pour ERM, BQR (sauf que nos besoins sont peut-être différents de ceux des écoles ?). Rôle des labos : brique de base de la recherche. La gouvernance n’est toujours pas discutée.

Réunion à venir : Gpe de travail sur l’aspect recherche le lundi 25/06 et sur la formation le vendredi 29/02. Discussion sur l’établissement des maquettes le vendredi 22/06

Au niveau du CAC, discussion sur la formation du sénat académique de l’idex, proposition :

30 membres de droit sur titre (Nobel Fields et médaille divers)

30 membres DU

60 membres élus (vote par collège) pour 4 ans renouvelables 1 fois

30 membres nommés dans un but de rééquilibrage (thématique et institutions)

Rôle du sénat, avis sur la politique scientifique, choix stratégique, choix du président, politique de recrutement, budget, création de labo, de département. De nouveau, pas de conseils composés d’élus, d’ITA/Biass et d’enseignants puisque ce sénat ne sera composé que de scientifiques. Il faudrait proposer un troisième conseil consultatif à majorité élus. S Retailleau regrette l’absence d’un conseil au niveau de PXI où on pourrait discuter de problème de fond.

Un amphi d’info sera organisé par la faculté des sciences début octobre pour l’ensemble des personnels.

Nous avons ensuite discuté d’une déclaration écrite pour exprimer au responsable du groupe basic science que nous aimerions être consultés lors d’un choix de date pour des réunions d’info émanant de ce groupe, la discussion s’est enlisée sur la question est -il raisonnable de consulter tous les partenaires, etc. Mon point de vue est que la fac des sciences est un gros partenaire dans ce collegium (remplace school) que les 23 partenaires n’en font pas partie et qu’il faudrait un jour que l’on arrête d’avoir des complexes par rapport à notre taille. Je pense qu’il serait temps d’assumer notre grosseur et donc que oui il faudrait que les représentant de la faculté des sciences soient consultés écoutés entendus par les organisateurs du gpe sciences basiques.

Nouveau logiciel ROF (développé par l’AMUE) pour référencer, modéliser les offres de formation, les demandes d’habilitation : ROF, doit pouvoir communiquer avec Apogée. Chef de projet : Marianne Haberstrau

Promotions, de nouveau très peu de promotion des biass encore cette année sur PXI et aucune sur la faculté d’Orsay. Le gros problème est une absence de retour permettant de comprendre les raisons. 378 ITA étaient promouvables à PXI, 6 ont eu une promotion ! il y a eu 293 promotions au niveau national. Piste à creuser, améliorer les dossiers, entre autres car les critères évoluent, quelques ITA dont les dossiers paraissent excellent ont eu un entretien avec Mr Godard en vue de l’améliorer, ceci va être renforcé. Une autre piste est que les académies sont servies par ordre alphabétique et nous dépendons de Versailles (J’espere que ce fait a réellement peu d’incidence).

Postes BQR, 31 propositions par la fac de sciences 8 bio, 5 chimie, 4 info, 1 math 11 physique 1 science de la terre. Présentations des deux premiers de chaque discipline.

Fondation Paris sud Université, présentation d’Eric Henriet. J’ai trouvé cette présentation très motivante. Cette fondation créer il y a deux ans est géré par peu de personnel, et a pour le moment fait des études de marché avant de lancer une campagne de levée de fond. Deux types de fond, les partenariats (plutot par le SAIC) et le mécénat où c’est la « marque paris sud » qui est incitatrice, on doit accrocher les mécènes sur nos qualités. Dans ce cas il faut surtout proposer des projets en lien avec nos réussites soit les maths et la physique, qui sont les domaines affichés par PXI comme excellents. Cette fondation n’est pas une SA mais est PXI. 90% des fonds ira pour les projets choisis par les mécènes et 10% des fonds récoltés iront dans une caisse pour des projets que PXI choisira. Une recherche de projet à proposer à des mécènes est actuellement en cours donc lancer vous. Le deuxième volet concerne une levée de fond via les anciens étudiants de PXI, et vu le nombre cela pourrait être financièrement intéressant.

Compte-rendu de la réunion FSU du 6 mars

Première partie : débat sur l’Idex et l’Université Paris Saclay
(environ 20 personnes)
Commentaire du diaporama (ORAL-IPS-2012-01-30-Version pour diffUsion) par Tania Bizouarn. La structure envisagée est celle d’un EPCS (très souple, comme les PRES, peu de représentants du personnel aux instances). Diplômes délivrés par UPSaclay : 100% des D, 30% des M. Le budget passera par l’UPSacly. La gestion des ressources humaines sera modifiée. Division en 8 « schools », les écoles d’ingénieur ont décidé où est-ce qu’elles s’inséreraient, mais pour nous c’est moins clair (les STAPS ont été oubliés, quid des IUT ?) Il est prévu que Paris 11 disparaisse en 2020. Il faut différencier l’Idex (40% de l’université) et l’UPSaclay (à terme contiendrait toute l’université). Puisque Paris 11 se fond dans UPSaclay, cela signifie la disparition des CA, CS, CEVU. A la place, que des membres nommés, doyen recherche et doyen formation. Le diaporama ne parle jamais des secrétariats, des ITA. L’intégration des organismes dans l’université est évoquée comme un « new landscape » (sic).
Compte-rendu du Conseil Scientifique du 5 mars par Hélène Gispert. Le seul texte Idex voté par le CA date de septembre et celui-ci avait fait des recommandations. La version suivante (décembre) a seulement été présentée au CA, et pour la dernière version (oral), même la direction de l’université n’a vu ces planches qu’après. Un texte d’engagement qui serait vraiment contraignant pour l’université (volet financier + volet scientifique) doit être signé avant le 19 avril (!) En CS, il a été question de la faisabilité juridique. La masse salariale étant dissociée des emplois, il est possible d’arrêter de recruter des enseignants-chercheurs et de ne plus engager que des CDI. Une motion a été votée (motionCS-5mars). Gispert constate une certain fatalisme au bureau de conseil d’UFR.
Yves Laszlo, de passage, parle des « schools » : on ne sait pas vraiment ce que c’est. Il y a clairement un enjeu d’affichage. Mais au delà de cela, les labos devront-ils s’inscrire dans une school ou bien la transversalité sera-t-elle possible ? Au sein des groupes de travail du CAC (Comité Académique Consultatif), il y a des désaccords
Question sur l’opinion du CNRS : les dirigeants sont pour les Idex, mais le conseil scientifique contre.

Deuxième partie : discussion sur les élections à l’université
(environ 10 personnes)
La plate-forme a été lue en entier (plateforme vf). Puis Hélène Gispert a fait un CR de l’entrevue avec X. Chapuisat (CR_chapuisat_FSU, 29fev12_XC). Il faut savoir qu’il n’y a pas de candidat issu de la FSU, et qu’il paraît difficile en pratique de faire une liste au CA entièrement FSU.  X. Chapuisat est syndiqué et d’accord avec la plate-forme. Sa liste ne sera pas pur FSU, mais d’après lui, serait composé de personnes plutôt contre l’Idex. Il est contre le statut d’EPCS pour l’UPSaclay. Il dit qu’il ne veut pas diriger seul et va s’appuyer sur son CA. Pour rappel le CA est composé de 7 rang A, 7 rang B, 5 étudiants, 3 BIATSS, 8 extérieurs.
Discussion autour de la question : est-ce que l’UPSaclay pourrait être positif ? Réponses : problèmes de manque de démocratie dans cette nouvelle structure, on se dirige vers une privatisation.

Compte-rendu de la réunion sur l’IDEX-2 (22 juin 2011)

par Hélène Gispert, publié le 24 juin sur la liste débat-fsu

Cette réunion n’était pas adressée aux élus de la faculté, un premier point sur l’Idex 2 – aussi complet (ou incomplet vu la difficulté à tout niveau d’avoir des infos sur les groupes de travail, leur composition et leur réflexions) – avait été donné au conseil de fac du 14 juin. Les collègues invités cette fois étaient grosso modo les responsables des départements de disciplines. J’ai annoncé en fin de réunion que je comptais faire un compte rendu sur nos listes, ce qui n’a posé aucun problème et a été plutôt bien ressenti. Un compte rendu “au petit peuple” ai-je précisé quand on sait que le processus d’élaboration est  caractérisé “bottom-up”, la base étant représentée par Chappert, les directeurs de labex et notre trentaine de collègues de Paris Sud cooptés  dans les groupes de travail.
Nous avons eu un exposé présenté par Sylvie Retailleau à la suite des rencontres qu’elle et Eric Simoni ont eues avec Claude Chappert et Jacques Bittoun (représentant de Paris Sud dans le groupe de pilotage de l’Idex2), des infos et des documents qu’ils ont pu avoir. La discussion a permis des échanges critiques de toutes parts, un des buts de cette réunion étant de faire remonter au niveau de l’université et de la FCS ce qui pose problème aux participants (sans beaucoup d’illusion mais avec le sentiment qu’il faut le faire), un compte rendu des discussions devant être établi et transmis par les  organisateurs.
Je précise que le compte rendu que je fais ici est personnel et n’engage que moi.
Premier sentiment, partagé par tous: le poids des éléments de langage (là comme ailleurs!) incantatoires, contradictoires, fumeux, dangereux.

Principes:
– l’Idex 2 est un outil pour aller vers une “université Paris Saclay”, processus devant être réfléchi avec “une vision à l’infini” (un des must des éléments de langage). On nous engage dans une perspective de 30 ans. Cet outil, cette structure, fait cette fois par les scientifiques
– périmètre de l’Idex basé sur l’excellence, basé sur les labex sélectionnés, périmètre limité donc, avec les labex non sélectionnés en piste pour le deuxième tour devant se restructurer avec la consigne de se resserrer: entre 30% à 50% des équipes, des périmètres des thématiques doivent être dans l’Idex. L’excellence ne se galvaude pas ( cela c’est de moi) même s’il faut un effet “transformant” (autre éléments de langage) pour l’ensemble des activités de recherche pour le Campus Pars Saclay, l’Idex étant la “vitrine” d’appel (à nouveau élément de langage mais en interne celui-là). Autre élément de langage le côté “pluridisciplinaire” de l’Idex et de ses projets.

L’architecture:
Articulée, échafaudée suivant trois dimensions: 1/ disciplinaire (cela renvoie à ce qui était appelé dans Idex 1 les départements) ; 2/ les enjeux (sociétaux, pluridisciplinaires, liés à innovation) traduits dans la structure par les opérations grand emprunt “ Instituts” d’excellence; 3/ les établissements existants dans la FCS dénommés dans l’architecture les “collèges”.

Elaboration de l’Idex
-Direction de la FCS avec un groupe projet resserré qui propose et rédige à partir de la réflexion de groupes de travail dont les membres composent un “conseil académique” ou sénat.
Le groupe projet resserré = institutionnels plus porteurs des labex
Le sénat= doit être large (!) et réunir les acteurs du campus Paris Saclay et dont les incontournables sont, j’essaye de citer le plus exactement, les scientifiques excellents (nos prix de toute sorte et de toute distinction), les “jeunes particulièrement prometteurs”, et les chercheurs industriels. (nous autres, petit peuple besogneux de la recherche et de l’enseignement supérieur devant nous sentir représentés par cette  autocratie éclairée et cooptée…)
Toute cette armada est censée ne durer que le temps de penser l’Idex 2, soit l’été (!), ce sénat d’excellence étant prévu pour se réunir au mieux deux ou trois fois. Je vous rappelle que le 9 juillet une première version doit être bouclée, et le 20 septembre le projet doit être rendu.
– groupes de travail regroupant donc 140 personnes
*six disciplinaires (Math; STIC; Physique; biologie-chimie; économie, SHS; ingénierie) formés à partir des labex; plus un formation- recherche, dénommé en fait “formation par la recherche” où, à part une ou deux exceptions de Paris 11, il n’y a que des institutionnels des établissements du campus Paris Saclay.
* cinq sur les enjeux. Je vous donne les intitulés avec toute prudence (là mes notes sont défaillantes) : société information; énergie; climat, environnement ; agriculture, alimentation; santé, médecine.

Objectif:
Rapprocher la formation de la recherche et de l’innovation:  autre élément de langage, sur lequel il ne faudrait pas faire de contre sens (c’est moi qui insiste mais la discussion y est revenu), cet objectif on ne peut plus louable étant pensé et travaillé manifestement du seul côté des Ecoles. La formation n’est envisagée qu’à partir du L3 (de toute façon Paris Sud étant la seule à avoir des L1 et des L2 et l’Idex devant être commun, exit nos premières années) et la question est d’attirer les meilleurs étudiants (des Ecoles donc) à faire de la recherche dans les meilleures écoles doctorales. Objectif pas condamnable en soi, qui recoupe celui de développer et faire reconnaître le doctorat par les industries et les entreprises, mais objectif qui est le seul qui les intéresse en terme de formation et qui suppose de faire des tris  (on l’a vu dans la discussion) entre les écoles doctorales existantes et à l’intérieur de celles-ci.
Dans de premiers éléments de langage, qui ont évolué depuis, le mot d’ordre était de faire de Paris Saclay une “université de recherche et d’innovation”. La clarté et la crudité de cette bannière a disparu mais manifestement pas son intention.

Éléments de la discussion:
Assez grand effarement, joint à un assez grand pessimisme et fatalisme, avec deux attitudes à partir du moment où on nous a invité à exprimer nos critiques et remarques (éventuellement positives mais je ne crois pas qu’il y en ait eu une seule de positive): une première qui est la critique des principes mêmes de l’Idex inacceptables et la seconde qui est l’idée qu’on ne peut refuser l’Idex, qu’il faut donc essayer malgré tout de croire à (ou parier sur) l’effet “transformant “ de cette vitrine sur tout le campus, de rendre ses effets les moins pervers possibles. La très grande majorité (quasi totalité à part moi?) des collèges qui se sont exprimés relevaient de cette seconde option.
Questions mises en avant:
– l’Idex va nécessairement toucher à l’existant en ce qui concerne nos formations, comment réagir? Que faire pour le contrat quadriennal (quinquennal à présent)
tout ce qui est fait est fait avec la vision Ecole, encore plus accentuée que dans Idex 1. On cherche manifestement avec Idex 2 à résoudre les seules problématiques des écoles.
Les seules filières L envisagées, voire même mentionnées, dans le périmètre de l’Idex 2 sont les L3 sélectifs (type magistère).
-quand même: si une équipe, une formation n’est pas labexisée, idexisée, que va t’elle devenir? Quel financement et quel avenir? Une école doctorale non retenue dans Idex 2, quel avenir? Une équipe d’accueil non retenue d’une école doctorale retenue, que devient-elle ? Quels contrats va t-elle recevoir?  Etc, etc
– un manque de respect total, ajouté à une méconnaissance tout aussi totale, pour l’université, ses réalisations, ses formations, son savoir faire, chez tous ou presque ces brillants esprits.
– les thèses vues seulement par l’industrie dans la conception qui transparait des groupes de travail, en particulier celui formation-recherche, optique recherche fondamentale abandonnée

On a ensuite eu une discussion sur quelques disciplines avec des collègues présents qui participent à des groupes (on a eu info, physique et recherche-enseignement) mais là, je vous passe.

Je n’ai pas fait ce compte rendu pour votre seule information, mais en espérant fournir des éléments pour des réflexions et actions à tout niveau, élus, syndicats, collègues.

Hélène

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Hélène Gispert

AG retraites du lundi 27 Septembre

Une quinzaine de personnes ont assisté, au moins en partie, à l’AG de ce midi. La discussion a pointé la nécessité de réussir les manifestations tout en soulignant que les seules journées d’action ne suffiront probablement pas à faire reculer le gouvernement. La discussion a aussi soulevé la nécessité d’informer et d’informer encore les collègues autour de nous. Sur le fonctionnement des retraites, il y a du matériel disponible dans les sections syndicales et à Orsayenlutte. Il y aura probablement d’autres AGs où nous pourrons nous servir de ce matériel. Pour le samedi 2 octobre, il n’y a a priori pas de préavis de grève dans les transports ; il n’y aura donc pas de car réservé à la fac. A la fin de l’AG, nous avons voté une motion à l’adresse de nos confédérations syndicales nationales qui souhaitent avoir plus de retours sur ce que pense la base.

Compte rendu par Patrick (SNTRS-CGT).

Motion

Suite au 23 septembre, une première AG s’est tenue lundi 27 à l’IPN. Une large discussion sur les suites à donner a eu lieu. La motion suivante a été adoptée à l’unanimité des présents :

Les  personnels des laboratoires d’Orsay réunis en AG le 27 septembre à l’appel des syndicats SNTRS-CGT, SNCS-FSU et SNESUP-FSU,

déclarent leur opposition la plus totale à la remise en cause de la retraite à 60 ans, à l’allongement de la durée de cotisation et à la pseudo-convergence public/privé qui menace l’ensemble des systèmes et régimes de retraites des agents publics et des salariés du privé, et notamment le Code des pensions des fonctionnaires.

Ils considèrent que le projet de réforme du gouvernement n’est ni amendable, ni négociable, et qu’en tout état de cause, il ne peut y avoir aucune contrepartie acceptable au report de l’âge légal après 60 ans, de l’âge de départ en retraite sans décote au-delà de 65 ans et à l’allongement de la durée de cotisation.

Ils considèrent en effet que l’un des buts majeurs du projet gouvernemental est de faire baisser le niveau des pensions. De plus, rien que le remboursement des exonérations de cotisations patronales (30 milliards d’euros pour 2009, et ce sans aucune création d’emploi en contrepartie) permettrait de combler le prétendu déficit de la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse), estimé par les projections du COR (Conseil d’orientation des retraites) à l’horizon 2030.

C’est pourquoi ils prennent position pour le retrait du projet de loi, et appellent à l’ouverture de véritables négociations sur la base de la situation d’avant 1993 où la durée de cotisation pour une retraite à taux plein était de 37.5 annuités dans les secteurs publics et privés (ce qui implique aussi le retrait de la loi Fillon sur les retraites de 2003).

L’Assemblée nationale a voté, mais rien n’est joué. On peut gagner. L’exemple du CPE (contrat première embauche) le prouve !

Les salariés ont exprimé depuis des mois, et encore plus massivement le 7 septembre et le 23 septembre, leur rejet de la réforme gouvernementale.

Or malgré les grèves et manifestations très importantes qui se succèdent, le gouvernement refuse toujours de reculer.

C’est pourquoi ils se prononcent pour un nouvel appel unitaire à la grève interprofessionnelle et la mise en débat de sa reconduction afin d’obtenir le retrait de ce projet de loi.

AG retraites : compte-rendu

L’AG spéciale retraite, appelée par le Collectif Retraites d’Orsay, s’est tenue mardi 14 septembre au grand amphi de maths. Elle a réuni une cinquantaine de personnes.

En introduction, on démonte quelques idées reçues exploitées dans la campagne de communication du gouvernement. L’âge moyen de la retraite est déjà, en pratique, inférieur à 60 ans, pour cause de chômage des séniors : ainsi, la réforme ne conduira pas à un allongement de la durée de cotisation, mais à une baisse des pensions. L’augmentation de la durée de vie conduirait inéluctablement à une baisse des retraites, mais cet argument ne tient pas compte de l’augmentation de la productivité. Comme le dit l’économiste Bernard Friot, un argument similaire démontrerait que la famine sévit actuellement, puisque le nombre d’agriculteurs a considérablement diminué… Ainsi, les arguments prétendument « purement arithmétiques » du gouvernement cherchent à masquer un choix idéologique.
En 93, 95, 2003, les mêmes recettes ont été appliquées, allongement de la durée de cotisation et baisse des pensions. Pourtant, d’autres pistes existent : la part du PIB dans les salaires a chuté de près de dix points depuis une trentaine d’année, des baisses d’impôts considérables ont été accordées. Enfin, on note que les plus touchés par la réforme seront les travailleurs les plus précaires, et notamment les femmes.

D’autres arguments sont avancés au cours du débat qui suit (…). L’argument de la légitimité démocratique ne tient pas non plus, le projet ne figurait pas dans le programme de Sarkozy, et il est rejeté à 60% dans les sondages. Même si la réforme est votée, il ne faut pas se démobiliser, on rappelle que le retrait du CPE a été obtenue après le vote de l’Assemblée. D’autre part, le mouvement de protestation est utile même s’il n’aboutit pas au retrait.

Parmi les propositions, on décide d’un départ groupé pour la manifestation de demain devant l’Assemblée (11h30 à la gare d’Orsay). Le collectif se réunira jeudi prochain (12h, cafétéria du RU d’Orsay, bâtiment 406) pour rédiger un nouveau tract appelant à la manifestation du jeudi 23 septembre. On propose de retrouver les banderoles du mouvement de l’hiver 2009, de tirer des autocollants, de regonfler nos ballons oranges, de diffuser des tracts à l’extérieur de l’université.