Master, se mobiliser pour la mise en œuvre du droit

C’est un droit pour tout.e titulaire d’une Licence d’accéder à une mention de Master compatible avec son projet universitaire de formation.
Le mardi 6 décembre 2016, la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale a examiné la proposition de loi, modifiée par le Sénat, portant « adaptation du deuxième cycle  de  l’enseignement  supérieur  français  au  système  Licence-Master-Doctorat »,  présentée  par Sandrine Doucet, rapporteure. Elle n’a retenu aucun amendement. La proposition de loi sera donc présentée en séance publique à l’assemblée nationale le 19 décembre 2016 telle qu’elle a été votée par le Sénat en première lecture le 26 octobre 2016.
Ainsi, le droit d’accéder au Master pour tout.e lauréat.e d’une Licence est inscrit dans la proposition de  loi  présentée  à  l’assemblée  et  s’accompagne  de  l’obligation  de  proposer  aux  étudiant.e.s  non accepté.e.s dans une formation de leur choix « l’inscription dans une formation du deuxième cycle en tenant compte de leur projet professionnel et de l’établissement dans lequel ils ont obtenu leur licence ». Ceci doit être l’objet de « conditions fixées par décret en Conseil d’État pris après avis du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche ».
Cette proposition de loi contient des avancées, sur lesquelles il faut s’appuyer pour permettre une augmentation  significative  du  nombre  de  diplômé.e.s  de  master.  Sa  mise  en  œuvre  effective nécessitera  une  augmentation  conséquente  des  moyens  dont  nous  –  personnels  et  étudiant.e.s- devons exiger dès à présent la programmation. Une cartographie des compatibilités entre mentions de licence et de master doit aussi être réalisée et rendue publique pour une orientation plus éclairée, facteur  de  réduction  des  inégalités  sociales.  Nous  devons  également  nous  mobiliser  dans  les établissements,  au  niveau  tant  des  départements,  UFR  que  des  conseils  centraux  et  de  manière
collégiale, pour que l’offre de formation en master soit davantage articulée avec celle des mentions et  parcours  type  de  Licence.  Ainsi,  elle  pourra  mieux    répondre  aux  attentes  des  étudiant.e.s  en matière  de  projet  universitaire.  Les  échanges  scientifiques  et  pédagogiques  entre  étudiant.e.s, enseignant.e.s/chercheur.e.s  et  enseignant.e.s  –déterminants  pour  les  choix  d’orientation  des étudiant.e.s – ne  doivent pas être remplacés par des décisions bureaucratiques à tous niveaux. A ce sujet, le rôle des rectorats doit être réduit, par exemple par la mise en place de commissions d’appel visant à l’orientation des étudiant.e.s non admis dans leur premier choix.

Le  droit,  théorique,  d’accès  au  master  doit  devenir  un  droit  effectif  à  la  poursuite  d’études  des diplômé.e.s de licence, au contraire de ce qui se passe aujourd’hui.

Lire plus (avec les principales statistiques sur les masters) : formation-master

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s