Café/Débat sur l’IDEX et la COMUE Paris Saclay 16 novembre 2016 IUT D’Orsay

Présents :

  • Hervé Dole (vice-président de l’université Paris Sud médiation scientifique, art, culture, société) noté HD
  • Gilles Laschon (directeur de l’IUT d’Orsay) noté GL
  • 20 et 30 personnes

Introduction GL :

Mon rôle en tant que directeur de l’IUT, est de questionner sur le devenir de la structure IUT et du réseau des IUTs dans les projets de l’Université Paris Saclay. Le projet sera discuté dans le conseil d’IUT.

Introduction de HD :

L’idée est qu’il y ait un dialogue et de comprendre les attentes. L’Université Paris Saclay n’est pas une vraie université, c’est une COMUE. C’est un chapeau administratif qui a le bon goût de permettre de nous connaitre, mais les forces, i.e. les personnels ne sont pas à Paris Saclay, mais dans les établissements. L’Université Paris Saclay a très peu de moyens. Double carte des étudiants, on navigue dans encore dans le flou.

L’Université Paris Saclay délivre pour l’instant les diplômes du doctorat et de 80% des Masters.

De nouveaux chantiers qui se profilent pour la COMUE : le chantier licence, actuellement discuté, qui intéresse particulièrement les IUTs. Le second chantier est le modèle de gouvernance de la COMUE Paris Saclay.

 Ou est ce qu’on en est au niveau du projet Paris Saclay ?

 La difficulté avec Paris Saclay est qu’il y a plusieurs échelles de temps : échelle de temps de l’IDEX très courte, pour élaborer un projet commun, pas forcément de fusion, mais beaucoup plus intégrée que maintenant. Il n’y a pas grand-chose à faire c’est les chefs d’établissement qui discutent entre eux, et à ce niveau-là, on nous demande pas notre avis.

Là où on nous demande de réfléchir, c’est que l’IDEX, ce n’est pas la fin, on élabore ici une vague stratégie qui devra être implémentée ensuite. Ce qu’on veut c’est un vrai établissement qui nous ressemble, en espérant que tout le monde tire dans le même sens, avec objectif en 2025.

 En 2025-30, on peut imaginer que l’Université Paris Sud disparaisse, car on ne peut pas avoir deux universités imbriquées l’une dans l’autre, quand la COMUE sera une vraie université, une des idées est d’avancer le modèle facultaire, les composantes des universités deviendront des composantes de Paris Saclay. Les IUT pourraient devenir des composantes de Paris Saclay. Les grosses UFR resteront de grosses UFRs, éventuellement fusionnées sur le papier (UFRs Science regroupées). C’est une option, lisible, compréhensible, proche des gens.

Concernant les ressources humaines, peu de gens voudraient signer demain matin qu’elles soient gérées par Paris Saclay. Ce modèle facultaire a l’avantage d’être proche des gens, avec une connaissance du terrain, très important pour les personnels.  Les écoles resteront des composantes.

On peut se demander si ce n’est pas une attitude conservatrice dans le sens ou on revient vers un modèle historique par faculté ? On peut aussi se demander, si on ne raterait pas une opportunité d’aller plus loin, avec la fusion des écoles et des universités, les écoles étant un modèle complètement illisible à l’étranger.

Des idées dans ce sens sont donc avancées, s’ajoutant à cette structuration facultaire opérationnelle : le projet est d’avoir des Graduate Schools et Undergraduate Schools, par thématique de recherche, avec des domaines à définir, avec l’avantage que ces Schools lisseraient les différences entre les écoles et les universités.

Les organismes de recherche, en particulier le CNRS, sont très favorables à ce système. Mais tout est itératif, rien n’est encore décidé, même s’il y a des réunions hebdomadaires à Matignon, avec le plus haut niveau de l’état, interministérielle (défense, économie, enseignement supérieur et recherche), avec Gilles Bloch et Sylvie Retailleau sont convoqué de manière très régulière, la dernière réunion ayant eu lieu le 15 novembre avec seulement Sylvie Retailleau.

 Dans un premier temps, il faut lancer très rapidement Paris Saclay vers l’IDEX l’année prochaine, tout se décidera donc en janvier février. Points de convergences identifiés avec des identités fortes, et une très forte mobilisation de la présidence.

Coté laboratoire de recherche, Paris Saclay ne change rien, les laboratoires restent de UMR tout le monde est d’accord, les tutelles ne sont pas appelées à changer, à part dans la cadre de la restructuration si la tutelle l’Université Paris Sud disparait.

GL : Qu’apporte Paris Saclay pour les IUTs mais aussi pour les autres formations ? Le but de Paris Saclay, être vu de Shangai, c’est totalement inutile, ce n’est pas ça qui fait la qualité de la recherche et de la formation.  Il y a plein de collègues à l’étranger qui nous disent arrêter avec ce classement… Quand on va en Chine, on les fait rigoler quand on parle de nos objectifs du classement de Shangai. Classement biaisé, car modèle anglo-saxon, et en plus, et ça n’a pas marché, et ça n’a aucun intérêt pour l’Université Paris Sud, déjà classée.

Par contre avoir une cohérence de l’offre de formations, présentée correctement, avec des publics variés, mais avec une grande vigilance sur la sélection et les droits d’inscription, est intéressant. On est à un point où cette structure peut aider à tendre vers cet objectif, au lieu de tendre vers des formations, certes très excellentes, très attractives, mais surtout très payantes et très sélectives. Sans compter tout ce que peut donner un nouveau gouvernement qui n’aura pas les mêmes objectifs que nous en termes de formation et de recherche.

Oui il y a des choses à faire aussi en recherche, avec une force de frappe importante, avec une structure Paris Saclay qui favorise le travail en commun, avec de la coopération on est d’accord, mais ce n’est pas le cas actuellement, avec des Schools et des Départements qui ont du mal à fonctionner. Ces structures sont là et peuvent aider, mais chacun garde sa vision, son établissement, et ça c’est le modèle, fédéral, pour les 10 années qui viennent.

A partir de là, là on est pour l’instant coincé car le jury de l’IDEX ne donnerait les sous que si on va vers plus d’intégration et pas vers un modèle fédéral comme actuellement. Donc effectivement il faut trouver autre chose. Est-ce que c’est souhaitable ?

Avoir une offre de formation universitaire plus cohérente, avec l’université d’Evry qui est un enjeu, car les grandes écoles ne veulent pas d’Evry, comme la COMUE Paris Diderot/Paris Descartes, qui ne veut pas de Paris 13, car évidemment les étudiants n’ont pas vraiment le même profil.

Lire le compte_rendu_complet :  crhervedole

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