IDEX : une pression à la fusion inacceptable

Derrière la soit disant « création d’universités à visibilité internationale » selon Jean-Marc Rapp membre des jury IDEX, il n’y a bien qu’une solution la fusion ! C’est bien ce qui transparait dans les commentaires du jury l’IDEX « Université Paris Saclay » (in english only) :2016-05_Retour-jury-idex_IPS

C’est la raison pour laquelle le budget de l’IDEX « Université Paris Saclay » est accordé pour une période probatoire d’1 an. Détails des commentaires sur les IDEX :

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« En lieu et place de l’organisation territoriale harmonieuse, fondée sur la coopération,  que souhaitait la communauté universitaire, s’est installée par la contrainte une spécialisation des sous-territoires et une concurrence exacerbée pour capter les ressources. Saclay a été destinée aux sciences de la matière et à l’ingénierie, Paris Centre au secteur santé et, de manière secondaire, aux SHS. La  grande couronne a été organisée en universités de proximité paupérisées destinées à la formation professionnelle de masse, l’exemple le plus frappant étant celui de la ComUE Paris-Est sous la tutelle de M. Bonnafous-Dizambourg.
Dans ces conditions, on comprend que la communauté universitaire, systématiquement écartée des décisions par la technostructure, ne se soit jamais approprié des projets pour l’essentiel nuisibles à la coopération territoriale. Les ComUE de Paris Centre ont par exemple détruit le tissu coopératif de laboratoires et de formations co-habilitées en sciences exactes, obtenant l’exact contraire de l’effet prétendument recherché : une mise en concurrence destructrice, une multiplication des masters, une remise en cause sans précédent des libertés académiques.
A Paris Saclay, se sont mis en place les principes industriels du cannibalisme : constituer un ensemble plus grand dont on prélève l’étage doctoral et les joyaux en matière de recherche, puis, dans un coup d’accordéon, reconstituer un noyau autour des grandes écoles et du CEA, entouré d’une université paupérisée, en charge de l’enseignement de masse. On a vu à Paris-Saclay un déchaînement de tous les lobbies conservateurs, le CEA, qui a disposé de relais directs au ministère et un groupe de patrons du CAC 40 [5], pour détruire toute possibilité de constituer un ensemble universitaire selon la norme internationale.
Si le jury Idex dénonce avant tout l’absence de “gouvernance commune” (i.e. de fusion), il sanctionne aussi le déficit d’adhésion des « acteurs » (sans doute s’agit-il dans leur esprit de spectacle, plus que d’enseignement et de recherche…) aux regroupements contre nature qui leur ont été imposés. Cette absence d’adhésion et d’enthousiasme est on ne peut plus réel, tant les dégâts sont perceptibles, après quelques années seulement. Le jury pense-t-il obtenir l’adhésion par le bâton, quand la carotte n’a pas fonctionné ? Comment peut-il feindre d’ignorer que la carotte était factice et que le bâton est inopérant, tant les sommes en jeu sont faibles comparées à la masse salariale ? Il faut donc en conclure que c’est le découpage imposé, la forme ComUE, et l’accumulation de villages Potemkine, de projets de façade vides de toute science qui a, logiquement, amené la sanction francilienne. Ce choix du jury validé par le Premier Ministre est l’aveu d’échec d’une politique. »

Groupe Jean-Pierre Vernant.(extrait)

 

Plus que jamais il faudra être vigilent à ce que l’argent ne soit pas accaparé par les grandes écoles de la COMUE au détriment de Paris 11 et de sa dissolution programmée.

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