La fusion des universités Paris 3, 5 et 7 n’aura pas lieu

5 septembre 2017 à
Objet : Communiqué EPAP – Sortie de route : la fusion des universités Paris 3, 5 et 7 n’aura pas lieu

Pour ceux qui veulent connaître les raisons de ce nouveau fiasco

Tout d’abord, le contexte général a changé. La fusion classique qui consiste à former des mastodontes impotents n’est plus à la mode. Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est occupé par d’autres sujets (APB, Masters, la Comue Paris Saclay, etc.), les grands organismes tentent d’éviter les coupes budgétaires massives. Personne ne s’intéresse ni ne se préoccupe de ce projet. Sans une base sur laquelle s’appuyer et lâché par le haut, les présidents des universités Paris 3, Paris 5 et Paris 7 ne peuvent que tomber.

Il est avéré, et les expériences de fusions d’université le démontrent une fois de plus, qu’une fusion classique coûte très cher. Le coût d’une fusion est estimé à un minimum de 25-30 millions d’euros auxquels s’ajouteraient entre 2 à 3 millions d’euros par an sur 10 ans liés aux coûts indirects de la restructuration. Une telle fusion entre des établissements ayant des modes de fonctionnement et des cultures très différents est extrêmement complexe, et se traduit fatalement (les exemples abondent) par plus de lourdeurs bureaucratiques et plus de dysfonctionnements. Les présidents commencent seulement à en prendre conscience.

En tombant les présidents gagnent un peu en lucidité. La chute est tellement grande que l’on peut supposer qu’ils finiront en bas presque complètement lucides…

L’université Paris 3 vient d’être sortie de la feuille de route et de son processus de fusion par les universités Paris 5 et Paris 7 comme en son temps l’université Paris 13 avait été exclue sur la base d’arguments infamants.
La fusion des universités Paris 3, Paris 5 et Paris 7 n’aura donc pas lieu ; la feuille de route qui avait été rejetée massivement lors des consultations des composantes dans les universités Paris 3 et Paris 7 est caduque ; l’ensemble du processus mis en place par les présidents (groupes de travail, rapports de synthèse, cabinets de conseils, etc.) n’a plus de raison d’être.

En conséquence, nous exigeons la dissolution des groupes de travail issus de la feuille de route, qui sont devenus obsolètes et de nouveaux votes dans les conseils des établissements sur la base de plusieurs options après un débat et une discussion de fond.

La prétendue voie unique de la fusion n’est plus. Il est probable que la prochaine, qui mettrait face à face les composantes de Paris 5 et Paris 7, sera présentée de nouveau comme la seule solution et qu’elle ne sera pas une nouvelle fois discutée et débattue collégialement. Ce serait alors le 6ème projet imposé aux personnels et proposé au jury Idex : le projet dit « confédéral » initial retoqué, le projet de fusion accepté par le jury, le projet Comue retoqué en avril 2016, le projet de fusion 3-5-7-13 de juin 2016, puis le projet de fusion 3-5-7 de septembre 2016, tous abandonnés en cours de route… Quelle débauche inutile d’énergie ! Combien d’heures perdues dans ces réunions ? Combien d’heures détournées des missions d’enseignement et de recherche et des missions de soutien administratif ?

Depuis plus de deux ans, les composantes et les services communs, les enseignants-chercheurs, les chercheurs et les personnels Biats et Ita sont épuisés à devoir assurer le bon fonctionnement quotidien d’un établissement public, source de rayonnement de notre université, et à devoir travailler à des projets incohérents et inconstants.

Après plus de trois années d’errements, nous appelons Christine Clérici, présidente de l’université Paris Diderot, à assumer les reniements de sa profession de foi de 2014 et ses échecs successifs en démissionnant.

Publicités

NI METRO ! NI EXPO !

RASSEMBLEMENT pour la défense du Plateau de Saclay

à l’occasion de l’inauguration du nouveau radar de l’aviation civile, qui réunira représentants de l’État, élu.e.s et personnalités

Le tract joint sera distribué aux invités: RASSEMBLEMENT 8 SEPTEMBRE

Rendez-vous à 11h30 le vendredi 8 septembre

A l’angle du boulevard des Maréchaux et du chemin de la Hunière à Palaiseau

Coord. GPS 48.7103, 2.2198

https://goo.gl/maps/XtFGSxMmSeD2

AMAP des Jardins de Ceres, ATTAC Nord Essonne, Buressois Unis et Solidaires (BUS), Citoyens Actifs et Solidaires Orsay (CAS Orsay), Gif Terre Citoyenne (GTC), NDDL-Plateau de Saclay, Palaiseau Terre Citoyenne (PTC), Terre Fertile, Urgence Saclay

ACCES :

RER B Station Lozere, puis escalier vers Polytechnique (20mn de marche)

BUS au départ de Massy :  arrêt « Polytechnique-Joncherettes » ou « Joncherette-Concorde »

lignes n° 14 (Mobicaps), 91.06 B, 91.06 C ou 91.10 (Albatrans)

Voiture : Parking « Forêt de Palaiseau » https://goo.gl/maps/QZFiyshZJPq

Manifestation à Paris contre la réforme du droit du travail

Tous dans l’action

pour refuser les ordonnances de destruction sociale

Privé-public: pour un droit du travail qui protège tous les salariés

Communiqué commun Ile-de-France: CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Le contenu des ordonnances sur le code du travail vient d’être connu. Comme on pouvait s’y attendre, elles vont toutes dans le même sens: plus de précarité, de flexibilité pour les salariés, plus de souplesse, de facilités pour licencier pour les entreprises… Au-delà de la méthode, consistant à agir rapidement via les ordonnances, le discours gouvernemental sur la soi-disant concertation ne change rien. La plupart des demandes du MEDEF sont satisfaites.

Les ordonnances prolongent et aggravent la loi El Khomri dont nous continuons à demander l’abrogation.
L’inversion de la hiérarchie des normes est poussé jusqu’au bout, ce n’est plus de norme du tout. L’individualisation complète du contrat de travail est une revendication patronale pour baisser le « coût du travail » et faciliter les licenciements au motif que cela faciliterait les embauches. Non seulement des économistes ont démontré que cela n’était pas exact, mais le MEDEF se refuse à tout engagement de création d’emplois.

La fusion des instances représentatives des personnels ont pour but d’affaiblir le rôle des syndicats et l’organisation collective des salariés et par conséquent les droits des salariés.

Les salariés du public sont aussi concernés, au nom de l’équité il faudrait demain casser les statuts et aligner le public sur un privé précarisé.
Pour les jeunes c’est l’assurance de lendemain encore plis difficile pour l’entrée dans la vie professionnelle.
De nombreux signes montrent que les orientations et premières décisions du gouvernement rencontrent déjà l’hostilité d’une majorité de la population.
Les étudiants, les salariés, les retraités personne n’est épargné: baisse des APL, augmentation de la CSG, suppression de 100 000 emplois aidés, annonce de 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction publique…

Les organisations syndical les d’Ile de France CGT, Solidaires, FSU, FO, UNEF, UNL et FIDL revendiquent de nouveaux droits pour les salariés et un code du travail protecteur.
Elles appellent à refuser les régressions annoncées dans les ordonnances en participant fortement la journée de mobilisation, de grèves et de manifestation le mardi 12 septembre.

Résultat de recherche d'images pour "mobilisation greve loi trav ail dessin"

Soiée-débat : mercredi 6 septembre

L’émission de ce mercredi 6 septembre 2017 est en accès libre :«En direct de Mediapart»

20 h 30-22 h 30. Soirée spéciale : les jeunes, premières victimes du « macronisme » ?

Baisse des aides personnalisées au logement, fin des contrats aidés et des contrats d’avenir, asphyxie de l’université, chômage massif. Les premières mesures prises par le gouvernement viennent fragiliser un peu plus la jeunesse. Deux débats :

1.- Universités, enseignement supérieur : la crise finale ?
Animé par François Bonnet et Faïza Zerouala. Avec
Séverine Chauvel, chercheuse, maîtresse de conférences en sociologie à l’université Paris-Est-Créteil, auteure du livre Course aux diplômes : qui sont les perdants ?,
Jimmy Losfeld, président de la FAGE, première organisation étudiante,
Cédric Villani, mathématicien, ancien directeur de l’Institut Henri-Poincaré, soutien d’Emmanuel Macron, a été élu en juin député de La République en marche,
une étudiante naufragée du système APB et sans affectation à l’université.

2.- Chômage, formation, précarité : les jeunes premiers frappés
Animé par Manuel Jardinaud et Faïza Zerouala. Avec
Serge Kroichvili, délégué général de l’Union nationale des missions locales (UNML),
William Martinet, ancien président de l’Unef,
et deux autres invités à venir.

 

L’autonomie selon Macron : en marche fuyons.

« L’autonomie selon Macron : en marche fuyons », blog d’Olivier Ertzscheid, 03 juil 2017

Extrait :

Moi qui suis en train de faire des emplois du temps pour la rentrée des deux licences dont j’ai la charge en corrigeant des tombereaux de rapports de stage, en réglant des tonnes de problèmes informatiques et administratifs que je vous épargne, en me préparant à n’avoir comme congés d’été qu’une période s’étendant péniblement du 14 Juillet au 15 août, en tentant vaguement de rédiger quelques articles rendant compte d’une activité de recherche que les machins cités précédemment rendent nécessairement famélique,

moi qui observe mes collègues en faire de même, moi qui croise au quotidien de moins en moins de personnels BIATSS dans les couloirs tant les arrêts maladie se multiplient comme autant de symptômes d’une déshérance de la gestion des ressources humaines à l’université qui finit par ressembler à s’y méprendre à de la maltraitance,

moi qui suis finalement un étalon de normalité dans un océan de collègues peu ou prou aussi noyés et désemparés que moi,

Et moi qui me tape depuis déjà trop longtemps la lecture des mêmes rapports complaisants faisant les mêmes constats affligeants et proposant les mêmes mesures inutiles en s’appuyant sur tant de prémisses faussées que les conclusions ne peuvent qu’être pragmatiquement hasardeuses pour autant qu’elles soient idéologiquement très marquées (à droite),

bref, moi, quoi, je n’ai plus rien que la certitude que tout cela va finir par un bon gros « boum » dans le mur et que l’on est en train de casser méthodiquement, organisationnellement, structurellement, ce qui fut et reste heureusement encore un peu parfois, avant tout un magnifique outil d’émancipation, un truc qui s’appelait une université et qui se foutait bien d’être une marque, a fortiori une marque rentable.

ploe_emploi

Pique-nique FSU : jeudi 6 juillet

Le bureau de la FSU Paris-Sud vous propose de nous réunir lors d’un pique-nique de fin d’année jeudi 6 juillet à partir de 12h30 sur la pelouse face à la cafétéria du Tropical.
Chacun peut ramener quelque chose à manger afin de le partager.
Ce sera l’occasion de faire le bilan de l’action de la FSU l’année passée et de prévoir les mobilisations à venir pour l’ESR et Paris-Sud.
Bon été à tous !
L’équipe SNESUP-FSU

Cour des comptes : rapport de situation et perspectives

Dans le contexte général de réduction de la masse salariale, en résumé  :
si non sanctuarisation de l’ESR : alors 2 départs à la retraite / 3 non
remplacés
si sanctuarisation de l’ESR (difficile de comprendre pour l’instant le
terme) : alors 1/4 à 1/2 départ non compensés ou bien augmentation de 10% du tps de travail des biatss et modulation de service à la hausse pour les enseignants chercheurs.
Pas de revalorisation du point d’indice ( 2 Md  € d’economie ) , gel d’échelon ( 3 Md €), 1/2 départ de fonctionnaire d’etat ( 0.6 Md €), suppression du supplement familial de traitement ( 1.5 Md €)
Etudiants :
Augmentation des frais d’inscription ; après lecture des documents des macronleaks : augmentation de 250 à 400 € des frais d’inscription;
assiduité des boursiers : 19 M € d’economie.
Attendu d’une augmentation de 300 000 etudiants supp entre 2016 et 2024
Part du PIB pour financement enseignement supérieur : 1.4% contre 1.5% au niveau de l’OCDE ( heureusement que c’etait une priorité nationale)
cf page 149 à 152  et 175 à 180 du rapport de la cour des comptes :
voir lecture differenciée de Valerie Rabault :